Guirlande lumineuse d'extérieur : choisir sans se tromper
Une guirlande lumineuse d'extérieur se choisit dans cet ordre : l'indice de protection contre l'eau, le type de fil (guirlande simple, rideau, stalactites, micro-LED sur fil souple), puis la température de lumière. Les critères dont tout le monde parle en premier, le nombre de LED et les modes de clignotement, ne servent qu'à départager deux modèles qui ont déjà passé ces trois filtres. Voici comment trancher critère par critère, pour ne pas retrouver un fil éteint sur la gouttière au milieu des fêtes.
L'indice de protection est le seul critère qui ne se rattrape pas
Vous verrez sur les fiches et les emballages la mention IP suivie de deux chiffres. Le premier concerne les corps solides, la poussière et le sable. Le second, celui qui décide dehors, concerne l'eau. Retenez trois seuils :
- IP44 : protection contre les projections d'eau venant de toutes les directions. C'est le niveau d'un balcon couvert, d'un dessous de pergola, d'une entrée abritée par un débord de toit.
- IP65 : protection contre les jets d'eau. C'est le niveau qu'il faut pour une façade exposée au vent, un arbre en pleine averse, une haie, une balustrade sans rien au-dessus.
- Aucune mention : traitez le modèle comme un article d'intérieur, ou d'abri au mieux. Une guirlande d'extérieur pour Noël vendue pour le jardin doit porter cette indication, et c'est la première chose à chercher sur la fiche avant même de regarder la longueur.
Le point que presque personne ne précise : l'indice porte sur le fil et sur les douilles, rarement sur le boîtier de piles, l'interrupteur ou le bloc d'alimentation. Ce boîtier reste le point faible du montage. Il se place sous un abri réel, retourné vers le bas pour que l'eau ne stagne pas dessus, jamais posé à même le sol où il finira dans une flaque. Un fil correctement noté résiste sans broncher à l'action répétée du gel et de l'humidité pendant plusieurs saisons ; un boîtier pris par l'eau lâche en une nuit.
Deuxième réflexe : les raccords. Chaque jonction doit être surélevée et abritée, jamais laissée dans l'herbe, et une rallonge d'intérieur ne sort pas, même pour une soirée sans pluie.
Le type de fil décide de l'effet, la couleur ne fait que l'habiller
C'est la décision qui change réellement le résultat sur une maison, et c'est celle qu'on saute le plus souvent. Quatre familles, quatre usages qui ne se remplacent pas.
La guirlande simple, un fil unique porteur de LED, souligne une ligne : une rampe d'escalier, une balustrade de terrasse, le contour d'une fenêtre, un tronc d'arbre qu'on enroule. Elle existe de un à plus de vingt mètres selon les modèles, ce qui couvre le pot sur le pas de porte comme le tour complet d'un jardin. C'est le format à privilégier pour une guirlande de balcon, où l'on suit un garde-corps.
Le rideau lumineux est une grille de fils verticaux reliés à un fil porteur horizontal. Il ne souligne pas une ligne, il remplit une surface : une fenêtre vue de la rue, un pan de mur, une haie, un portail. Les formats vendus se lisent en deux dimensions, par exemple trois mètres sur trois ou six mètres sur trois. Un rideau lumineux de Noël est le seul moyen simple de couvrir une grande surface sans multiplier les fils en zigzag, montage qui se voit toujours de jour.
Les stalactites, ou guirlandes pluie, sont des tubes verticaux qui s'allument de haut en bas et donnent un effet de chute. On en trouve avec huit tubes lumineux, en trente ou cinquante centimètres de retombée selon la version. Leur place est sous un bord horizontal : une gouttière, un linteau, un avant-toit. Posées sur un buisson, elles ne donnent rien, l'effet a besoin du vide sous le fil.
Les micro-LED sur fil souple sont de tout petits points sur un fil fin et malléable, qui garde la forme qu'on lui donne. C'est le format des végétaux, des pots, des massifs et de la vigne, là où un fil rigide ferait des angles. Les longueurs courtes, de un à trois mètres, s'utilisent par unité, une par pot ou par arbuste.
Règle de décision en une ligne : une ligne à souligner, guirlande simple. Une surface à remplir, rideau. Un bord à faire pleuvoir, stalactites. Un végétal, micro-LED. Si vous hésitez encore, regardez la photo de votre façade prise depuis le trottoir : ce sont les lignes et les surfaces qui apparaissent, pas les détails.
Sur une façade, la température de lumière compte plus que le nombre de LED
Trois familles cohabitent dans les décorations lumineuses de Noël, et elles ne rendent pas du tout la même chose à dix mètres de distance.
- Le blanc chaud tire vers le jaune doré. Il se marie à la pierre, à la brique, au bois et aux enduits crème, et il donne cette lumière de bougie qui flatte les matières anciennes. C'est le choix le plus sûr sur une façade, celui qu'on ne regrette pas.
- Le blanc froid tire vers le bleu. Il évoque le givre et la neige, et il fonctionne sur le blanc, le gris, le métal, le verre et les conifères bleutés. Posé sur une pierre chaude, il donne un rendu dur, proche de l'éclairage de parking.
- Le multicolore est une lecture festive et enfantine, parfaite sur un sapin extérieur, une haie ou un portail vu depuis la rue. Il supporte mal d'être mélangé à du blanc sur le même plan : les deux se neutralisent et l'ensemble paraît désordonné.
La seule règle vraiment stricte : une seule température par plan de façade. Deux blancs légèrement différents côte à côte se repèrent immédiatement, et l'oeil conclut qu'une des deux guirlandes est usée. Comme les fiches nomment parfois la même teinte de façons différentes, blanc, blanc chaud ou chaud, le plus simple est de prendre toutes les guirlandes d'un même plan sur le même modèle et la même option de couleur, quitte à en commander une de plus que nécessaire. Les guirlandes lumineuses de Noël achetées à deux saisons d'écart ne donnent jamais exactement la même lumière.
Le nombre de LED, vingt, cinquante ou cent sur un même modèle, ne change pas la teinte mais la densité de points : dense pour un tronc ou un contour de fenêtre vus de près, peu important pour un grand jardin vu de loin.
Huit modes de clignotement, vous n'en garderez qu'un
Beaucoup de modèles annoncent huit modes, et certains les mettent en avant dès leur nom. Après trois soirées, presque tout le monde reste sur le même : le mode fixe pour une façade, le scintillement lent pour un sapin ou une haie. Les modes rapides, flash, vague, alternance, se remarquent dix minutes puis deviennent fatigants, surtout vus de l'intérieur à travers une fenêtre.
Deux vérifications utiles avant d'acheter. La première : le modèle garde-t-il le mode en mémoire quand on le coupe ? Sur beaucoup de guirlandes, l'interrupteur repart au premier mode, ce qui oblige à appuyer six fois chaque soir. La seconde : y a-t-il une minuterie ? Les modèles solaires s'allument seuls à la tombée du jour grâce à un capteur de luminosité, ce qui règle la question. Sur les autres, une minuterie intégrée évite d'aller débrancher dans le froid, et à défaut une prise programmable posée à l'intérieur fait le même travail pour l'ensemble de vos illuminations de Noël.
Secteur, pile, USB ou solaire, c'est l'emplacement qui tranche
Le débat n'a pas de gagnant absolu, il a un gagnant par endroit.
- Sur secteur : lumière constante du premier au dernier soir, et les grandes longueurs possibles. Il faut une prise extérieure et accepter un câble à faire courir proprement.
- À piles : aucune contrainte de placement, donc le format des pots, des couronnes de porte et des branches isolées. Le boîtier se met à l'abri, et le froid réduit nettement l'autonomie annoncée.
- En USB : pratique à portée d'une prise de garage, d'un abri de jardin ou d'une fenêtre entrouverte, avec un cordon court qui limite le rayon d'action.
- Solaire : zéro branchement et allumage automatique, mais tout dépend de l'exposition réelle du panneau en décembre. C'est un sujet à lui seul, traité dans notre article sur ce qu'une guirlande solaire tient vraiment en hiver. En deux mots : un panneau plein sud dégagé tient la soirée, un panneau à l'ombre d'un mur ou couvert de feuilles s'éteint avant vingt-deux heures.
La longueur annoncée n'est pas la longueur qui éclaire
Sur la plupart des modèles, la longueur du titre comprend le câble d'amorce, la portion entre la prise ou le boîtier et la première LED, qui n'éclaire rien. Comptez ce mètre ou ces deux mètres en moins, et mesurez votre support avant de commander : notre article sur le nombre de mètres de guirlande à prévoir donne les repères par façade, par balcon et par sapin.
Trois erreurs qui reviennent chaque saison
Acheter la longueur avant d'avoir mesuré. Un tour de tronc ou une balustrade se mesurent au mètre ruban en cinq minutes, et évitent les deux mètres qui manquent.
Mélanger les formats sur une même façade. Un rideau, des stalactites et deux guirlandes simples sur le même mur produisent du bruit visuel. Un format dominant, un seul accent, cela suffit.
Installer en tirant sur le fil. Le fil n'est pas porteur : il faut des attaches, des crochets ou un fil de fer gainé, et jamais un clou planté à travers. Pour une guirlande extérieure de Noël posée sur une haie ou un grillage, les attaches plastique réutilisables sont ce qui tient le mieux au vent.
Ce qu'il faut retenir
Protection d'abord, format ensuite, couleur en dernier. IP44 si c'est abrité, IP65 si c'est exposé, et le boîtier toujours au sec. Une ligne se souligne, une surface se remplit, un bord se fait pleuvoir, un végétal se pique. Une seule température de blanc par plan de façade, et le multicolore réservé aux zones où il est seul. Pour composer un ensemble cohérent, mieux vaut partir du plan global de votre décor extérieur, détaillé dans notre article pour décorer l'extérieur de la maison sans faire exploser la consommation, et compléter les lumières par une guirlande de Noël en branches de sapin qui donne de la matière de jour, quand tout est éteint. Un rideau de lumière posé sur une haie et une guirlande extérieur Noël à énergie solaire sur l'arbre du fond terminent le décor sans ajouter une seule prise.
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