Une couronne de feuillage en cours d'assemblage posée sur une table en bois, entourée de brins de sapin coupés, de pommes de pin, de baies rouges et d'une bobine de fil de fer, dans un salon éclairé par la lumière du jour.

Décorations de Noël à faire soi-même : ce qui vaut le coup, ce qui s'achète

Presque toute décoration de Noël à faire soi-même est réalisable en une soirée, mais toutes ne méritent pas votre temps. Ce qui vaut vraiment le coup d'être fabriqué à la maison : la couronne de porte sur base végétale, les guirlandes de papier ou de tissu, les suspensions en matériaux naturels, le décor de table et les emballages de cadeaux. Ce qui doit s'acheter fini : tout ce qui s'éclaire, tout ce qui doit ressortir intact dans dix ans, et tout ce qui dépasse deux mètres. Voici le tri catégorie par catégorie, avec le mode opératoire et le temps que chaque atelier prend réellement.

Le tri se fait sur trois critères, jamais sur l'envie

Avant de sortir le pistolet à colle, posez-vous trois questions.

  • Combien de temps la pièce doit vivre. Une décoration de saison, démontée en janvier, est le terrain naturel du fait maison. Une pièce qu'on ressortira pendant dix ans demande une finition qu'un atelier de table à manger atteint rarement.
  • Combien de temps vous avez vraiment. Un atelier annoncé pour une demi-heure en prend souvent deux, entre les fournitures qui manquent et le rangement. Comptez le nettoyage dedans, il en fait partie.
  • Ce qui se passe si c'est raté. Une guirlande de papier ratée, c'est du papier perdu. Un montage électrique raté, c'est un départ de feu dans une pièce remplie de matières sèches. Ce critère ferme le débat sur toute une catégorie, on y revient plus bas.

La couronne de porte est le meilleur rapport effort sur effet de la liste

Si vous ne faites qu'un seul atelier, faites celui-là. Une couronne est la répétition d'un même geste, elle pardonne les irrégularités, et le résultat se voit depuis la rue.

Le mode opératoire tient en cinq étapes. Prenez une base circulaire rigide : anneau d'osier, de rotin ou de paille. Coupez le feuillage en brins courts, une quinzaine de centimètres, en gardant les extrémités les plus fournies. Posez tous les brins dans le même sens, chacun recouvrant d'un tiers la tige du précédent, et fixez-les par deux tours de fil de fer fin serrés sur la base. Faites le tour complet avant d'ajouter le moindre ornement. Terminez seulement ensuite par les baies, les pommes de pin et les bâtons de cannelle à la colle chaude, puis le nœud, posé en bas ou sur le côté.

Le temps réel : une heure à une heure et demie la première fois, trois quarts d'heure ensuite. Un feuillage frais coupé tient deux à trois semaines dans un intérieur chauffé, nettement moins juste au-dessus d'un radiateur. Si vous comptez la ressortir l'hiver suivant, partez sur une base et un feuillage artificiels dès le départ. Le compromis le plus efficace reste mixte : une couronne de Noël à décorer, en rotin naturel ou en feuillage artificiel, que vous complétez de vos propres baies et rubans. Vous gagnez la tenue, vous gardez la partie qui se voit.

Les guirlandes de papier et de tissu occupent une soirée et tiennent la saison entière

C'est la catégorie où le fait maison bat le tout fait sans discussion, parce que personne ne vend une guirlande de papier à votre longueur exacte.

Trois montages qui fonctionnent :

  • La chaîne d'anneaux. Des bandes de trois centimètres sur vingt et un, prises dans du papier kraft ou des chutes de papier cadeau, collées en anneaux enchaînés. Comptez une soixantaine d'anneaux pour trois mètres, soit environ quarante minutes à deux.
  • Les étoiles en accordéon. Deux bandes pliées en accordéon, agrafées au centre, ouvertes en cercle et collées dos à dos. Une dizaine de minutes par étoile, moins en chaîne.
  • Les fanions en tissu. Des triangles découpés dans des chutes, cousus ou collés sur un ruban de biais. Une heure pour deux mètres, et l'objet se range à plat.

En revanche, la guirlande végétale longue se fabrique mal : elle demande une tige continue, et un assemblage brin par brin sur trois mètres prend un après-midi pour un résultat qui s'affaisse au milieu. Les guirlandes de Noël en feuillage artificiel, pin, eucalyptus ou baies rouges, règlent ce problème en une fois et servent de support à vos propres ajouts.

Même logique pour les montages à ouvrir jour après jour : notre calendrier de l'avent à faire soi-même détaille quatre structures qui tiennent réellement un mois entier.

Les suspensions en matériaux naturels demandent peu de travail et beaucoup d'attente

C'est l'atelier le plus rentable, parce que l'essentiel du temps est passif.

Les rondelles d'agrumes séchées se coupent à quatre ou cinq millimètres, s'épongent entre deux torchons, puis passent au four à basse température, autour de quatre-vingt-dix degrés, porte entrouverte, trois à quatre heures en les retournant à mi-parcours. Le travail réel : vingt minutes. Les pommes de pin ramassées passent un quart d'heure au four pour chasser les insectes et s'ouvrir, avant d'être laissées brutes ou poudrées de blanc. Les bâtons de cannelle se lient par trois avec de la ficelle.

Le piège est la récolte : les pommes de pin humides moisissent, et il en faut beaucoup plus qu'on ne croit. Un lot de pommes de pin prêtes à l'emploi, comme celles des décorations de Noël intérieur, évite trois promenades en forêt pour un résultat identique.

Les boules transparentes sont le seul cas où acheter et fabriquer se combinent

Une boule peinte à la main s'écaille, une boule remplie à la main ne s'écaille pas. La différence tient à ce que vous fabriquez : le contenu, pas la coque.

Prenez des boules de Noël transparentes à remplir, qui existent en lots et dont certaines s'ouvrent en deux. Remplissez-les d'un brin de feuillage, d'un flocon de papier découpé, d'une photo enroulée, de fil doré ou de neige artificielle. Comptez cinq minutes par boule, et c'est l'atelier idéal à faire avec des enfants : ni coupe ni colle chaude.

Le décor de table est là où le fait maison gagne le plus

Une table se regarde de près, quelques heures, puis se démonte. C'est le profil d'usage qui justifie le fait maison, et l'un des rares endroits où l'irrégularité passe pour du soin.

Les trois gestes qui changent une table, en trente à quarante-cinq minutes le matin même : un chemin de feuillage posé directement sur la nappe, sans contenant ni mousse ; des ronds de serviette en ficelle de jute avec un brin de romarin ou une petite branche glissée dessous ; des marque-places écrits à la main sur une rondelle de bois ou une étiquette kraft. Le reste, nappe, vaisselle et bougies, s'achète.

Pour le point central de la table, le détail du montage et des proportions est dans notre article sur le centre de table de Noël à faire soi-même.

Les emballages sont l'atelier le plus rentable de tous

Cinq minutes par paquet, aucun matériel, et c'est la première chose que voit la personne qui reçoit. Du papier kraft uni, un tampon fait dans une pomme de terre, une branche de sapin ou une pomme de pin glissée sous la ficelle, une étiquette découpée dans les cartes de vœux de l'hiver précédent : le rendu dépasse celui du papier imprimé, pour presque rien.

On ne bricole pas une guirlande lumineuse, jamais

Voici la ligne à ne pas franchir, et elle n'est pas négociable. Tout ce qui porte du courant s'achète monté.

  • Ne rallongez, ne raccordez, ne ressoudez jamais une guirlande lumineuse, et n'en réunissez pas deux par un montage maison. Le point de jonction est précisément là où la chaleur s'accumule.
  • N'alimentez jamais des diodes nues depuis un chargeur récupéré. La tension et l'intensité ne se devinent pas, et rien dans un montage improvisé ne coupe le courant en cas de défaut.
  • Ne posez pas de guirlande sur une base végétale sèche, sur de la ouate ou du coton décoratif. Une couronne de feuillage coupé se dessèche en deux semaines et devient un combustible.
  • N'utilisez jamais en extérieur un modèle prévu pour l'intérieur. L'humidité et le gel ne se rattrapent pas avec du ruban adhésif.

Une guirlande vendue montée arrive avec son bloc d'alimentation dimensionné pour elle et son câblage isolé d'un bout à l'autre. C'est le seul cas de cette liste où le fait maison ne fait pas gagner de temps : il fait courir un risque. Si vous voulez de la lumière, prenez une guirlande lumineuse vendue prête à brancher, un rideau lumineux ou un projecteur, et concentrez votre soirée d'atelier sur le papier et le feuillage.

Même chose pour une couronne qui doit s'éclairer : plutôt que d'ajouter un circuit à votre montage, prenez une couronne lumineuse déjà assemblée et gardez votre version faite main pour une porte intérieure.

Les pièces qui doivent durer dix ans s'achètent, et c'est une bonne nouvelle

Le fait maison a un ennemi : le carton de grenier. Une pièce faite à la main survit mal à onze mois d'écrasement, d'humidité et d'écarts de température.

Deux catégories tombent de ce côté. Les boules de sapin, d'abord : une belle boule de Noël en verre ressort identique chaque hiver, là où une boule peinte ou couverte de paillettes à la maison s'écaille dès la deuxième saison. Le cimier ensuite : une étoile pour sapin doit tenir en équilibre au point le plus fin de l'arbre, ce qui suppose un poids et une fixation que le carton et le fil de fer ne donnent pas. Une étoile de haut de sapin déjà montée règle ce point.

L'ordre de pose compte aussi : notre guide sur comment décorer un sapin de Noël explique pourquoi le cimier et les guirlandes passent avant les boules.

Les grandes structures ne se bricolent pas non plus

Un sapin décoratif en tasseaux, une arche de porte, une fausse cheminée en carton : ces montages échouent sur trois points sous-estimés. Le poids, qui impose une vraie fixation murale. La prise au vent, dès qu'une pièce sort ou se trouve dans un courant d'air. Le stockage surtout, parce qu'une grande structure maison ne se démonte pas à plat et finit à la déchèterie en janvier.

Le partage, en une ligne chacun

  • À fabriquer : couronne sur base végétale, guirlandes de papier et de tissu, suspensions naturelles, chemin et marque-places de table, emballages, contenu des boules transparentes.
  • À acheter : tout ce qui s'éclaire, les boules et le cimier destinés à durer, les guirlandes végétales longues, les nappes, les grandes structures.
  • À combiner : une base achetée, une finition faite main. C'est presque toujours le meilleur résultat pour le temps investi.

Pour une décoration de Noël intérieure cohérente, gardez le fait maison là où il se voit de près, et laissez le reste à ce qui se range et se ressort sans dommage.

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